LA BASE-ÉCOLE DE KHOURIBGA (1943-1961)


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LA BASE-ÉCOLE DE KHOURIBGA (1943-1961)

1945. L’industrie aéronautique française sort exsangue de cinq années de guerre. Malgré l’apport de matériel d’origine étrangère, les avions manquent cruellement pour réarmer nos forces aériennes, dont l’Aéronautique navale. Mais le manque de pilote est aussi important, et il est urgent d’en organiser la formation. D’autre part, un grand nombre de pilotes brevetés avant te conflit n’a plus accédé à un cockpit pendant plusieurs années et il est nécessaire de lui remettre rapide¬ment le "pied au palonnier".

Les États-Unis et la Grande-Bretagne cessent de former quelques contingents d’élèves-pilotes de l’Aéronautique navale. L’armée de l’Air française, de son côté, ne peut plus faire face à la formation de ses propres élèves. L’Aéronautique navale, qui se trouve alors contrainte de ré entraîner et de former elle-même ses pilotes, a cependant anticipé. Le 15 février 1945, elle crée à Khouribga au Maroc, une escadrille de reprise en main qui devient escadrille 51S d’entraînement au pilotage, le 1er janvier1946. Affectée au perfectionnement sur monomoteur, mais aussi à l’initiation au pilotage et au perfectionnement sur multimoteur, cette escadrille reçoit surtout des officiers de l’École navale formés au pilotage de base dans l’armée de l’Air. Cette situation perdure jusqu’au 1er octobre 1948 où la 51S devient École de pilotage de début de la base-école de Khouribga, chargée de la formation ab initio des élèves-pilotes recrutés par concours ou en changement de spécialité.

La formation de base se poursuit alors par le perfectionnement et la spécialisation sur avion d’arme, entraînant la création de l’escadrille 52S, école de perfectionnement au pilotage en novembre 1948 et la création de l’escadrille 57S, école de spécialisation chasse et assaut et transformation sur réacteur, le 17 juillet 1953. Située à 130 km au sud-est de Casablanca, la base-école de Khouribga est implantée sur te plateau de Tadia, contrefort du Moyen-Atlas, à 800 m d’altitude.
En dehors des installations liées à l’exploitation des mines de phosphate, le lieu est particulièrement déshérité. Au début, les conditions de vie vont y être spartiates, tant par les logements précaires que par le climat. En revanche, située à l’écart de toute circulation aérienne, la base bénéficie de conditions de vol très favorables.
Les infrastructures évoluent au fil des années, et le 31 mai 1961, lorsqu’elle est dissoute officiellement, c’est une base dotée de tous les équipements modernes qui est cédée aux autorités marocaines dont le pays a accédé à l’indépendance le 3 mars 1956.

Ce livre retrace, autant que les archives et les témoignages ont pu te permettre, les heurs et malheurs des stagiaires qui se sont succédé du KG-1 d’octobre 1948 au KG-60D de décembre 1960, sans oublier les moniteurs. Les stagiaires de la période 1945-1948 y sont également mentionnés. Quant au matériel disparate utilisé pendant toute la période d’activité de ia base, il fait l’objet d’une description attentive assortie de douze planches de profils en couleur.

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364 pages, A4, relié
1.300 kg

 
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